13 avril 2007
Summertime....
Hhhhmmm........Le soleil vient danser sur mon balcon et moi je chante en caressant le thym qui lui aussi frétille de joie....ça me fait cet effet, l'été.....
J'enfile nonchalamment une paire de tongs, j'emmène le Chapi et mes lunettes de soleil et on part retrouver les copains pour se faire dorer au soleil.....

L'été est aussi venu s'installer dans ma cuisine, d'abord en m'amenant des vents de la Méditerranée, puis en me titillant les papilles avec les saveurs de Thaïlande.....
Côtes de porc au thym et au citron
Pour 2 personnes:
Ingrédients:
:: 2 côtes de porc
:: 1 c.à.s de moutarde
:: 1 c.à.s de miel
:: 1 citron
:: 1 c.à.s d'huile d'olive
:: 1 bouquet de thym frais du balcon (eh ouais !)
:: sel, poivre
Marche à suivre:
Mélangez tous les ingrédients, badigeonnez les côtes de porcs et laissez-les mariner pendant environ une heure. Juste avant le repas, faites griller les côtes de porc. Lorsqu'elles sont prêtes, déglacez avec une c.à.c de fond de viande délayée dans un verre d'eau chaude.
Pour accompagner cette côte de porc aux accents chantants, rien de mieux que quelques courgettes....
Courgettes gratinées à la mozzarella
Pour 2 personnes:
Ingrédients:
:: 3 courgettes
:: 2 (voire 3) boules de mozzarella
:: 1 gousse d'ail
:: quelques feuilles de basilic
:: de l'huile d'olive
:: sel, poivre
Marche à suivre:
Nettoyez et coupez les courgettes en rondelles, faites de même avec la mozzarella. Disposez les rondelles dans un plat à gratin en les alternant (verticalement, c'est mieux...). Émincez la gousse d'ail et disposez-en un peu partout dans le plat ainsi que le basilic. Arrosez d'huile d'olive, salez, poivrez et enfournez dans un four chaud jusqu'à ce que tout soit bien gratiné.....Servez chaud avec les côtes de porcs....
Depuis quelques temps, j'étais turlupinée par l'envie de faire un curry, j'ai même eu l'idée insensée, après avoir trouvé un livre de cuisine thaïlandaise, de faire mon propre curry. Bien m'en a pris quand j'ai abandonné cette idée, organisée comme je suis, pas moyen de rasssembler tous les ingrédients au même moment (encore aurait-il fallu que je les trouvasse...). J'ai fini par glaner ça et là ce dont j'avais besoin,de la pâte de curry doux (même qu'elle se conserve assez longtemps une fois ouverte) de la crème de coco, du gingembre, de la citronnelle (séchée, dans un joli pot, peu importe ce qu'en pensent les puristes, pour une novice comme moi, c'est la solution idéale quand on cuisine exotique que rarement : conservation et disponibilité...) et mon Churros m'avait acheté un paquet de crevettes surgelées (Aïe ! Ouille ! Arrêtez ! Même pas mal !).
Curry doux de crevettes
(recette inspirée de "Cuisine thaïlandaise"-collection "Saveur & Plaisir"-édition "nov'édit")
Pour 2 personnes:
Ingrédients:
:: 350g de crevettes décortiquées en gardant la petite queue
:: 350ml de crème de coco
:: 175ml d'eau
:: 2 c.à.s de pâte de curry
:: l'équivalent d'une demi-tige de citronnelle
:: l'équivalent d'un pouce de gingembre râpé
:: 1 c.à.s de Nuoc-Mam
:: 1 c.à.s de jus de citron (vert de préfèrence)
:: 2 c.à.c de sucre roux
Marche à suivre:
Dans un wok préchauffé ou une poêle à fond épais, versez la crème de coco et l'eau et chauffer à feu moyen pendant cinq minutes. Incorporez la pâte de curry, le gingembre et la citronnelle, portez à ébullition et laissez mijoter une dizaine de minutes. Ajoutez les crevettes dans le wok et laissez mijoter une dizaine de minutes. Ajoutez le Nuoc-Mam, le jus de citron et le sucre roux, laissez encore quelques minutes, rectifiez l'assaisonnement selon votre goût et parsemez de coriandre. Servez accompagné de riz cuit à la vapeur.....
Pour le dessert, on s'est fait plaisir avec des parts de flan-coco gentiment données par Maman....
C'est pas tout ça, mais moi je dois changer de face, mon dos mériterait d'être un peu plus bronzé....
05 avril 2007
Cheers !!...
Gracianne m'a tendu son verre, alors je lui porte un toast....

:: Selon vous le vin est-il masculin ou féminin ?
Ainsi qu'Hermaphrodite, un bon vin bénéficie à la fois de caractères masculins et féminins….

:: Êtes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?
Plutôt rouge, charnu, sensuel….Mais comme je l'ai déjà dit, mon cœur bat la chamade pour La Doriane…

:: Êtes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?
Je n'ai eu qu'une fois l'occasion de goûter du champagne rosé mais elle m'est passée sous le nez pour cause de "Soupe à la fille" intempestive….J'ai paraît-il, renvoyé mon Churros et la coupe qu'il me tendait sous prétexte qu'avec Lasieste on était à fond dans notre playlist….Pas du tout notre genre !

:: Quelle est votre "première fois" ?
Noyée au fond de mon verre (ma première fois, pas moi…), je ne m'en souviens plus…

:: Votre meilleur "souvenir émotionnel" avec un vin ?
Quand j'ai annoncé aux copains que j'étais enceinte, attablée au soleil à une terrasse d'Annonay, pendant les puces, un verre de Gewürztraminer bien frais à la main.

:: Votre meilleure association mets-vin ?
Une tarte aux abricots frais, un peu acide, légèrement saupoudrée de sucre roux pour le croquant et un verre de Doriane…

:: Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?
Prévue : Une dégustation des vins du monde des Frères Lurton pour les Pralines courant Mai, déjà testée, déjà approuvée…
Fantasmée : Avoir encore une fois l'occasion de boire un verre de Mouline…

:: Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?
En attendant d'avoir notre petit paradis à la campagne et la cave qui va avec, nous nous contentons d'acheter des bouteilles par à-coups, par envie ou pour des occasions particulières…Nous choisissons tous les deux….

:: Combien de vins avez-vous en cave ?
Aucun mais ça ne saurait durer…

:: Question subsidiaire : comment initierez-vous un jeune au vin ?
Un jerricane de Cep vermeil et au lit….non, je plaisante...Ça dépend, il a quel âge le jeune ?
Je lève mon verre à Lili Violette et Shinobi, juste pour voir si elles savent aussi lever le coude...
28 mars 2007
A "lotte" of Bob...et la recette de Mamette...
Comme quoi des fois, avoir un blog et parler de recettes, ça peut réveiller des instincts primaires...
Au cours d'un déjeuner surréaliste à L'OL café (oui oui, j'ai bien dit l'OL café !), alors qu'on parlait gentiment de cuisine, mon pote Bob l'éponge se retourne vers moi et déclare : "Ouais allez ! C'est bon maintenant avec ton blog, j'vais t'faire à manger moi !" et nous voilà invités le samedi suivant. Je dois quand même dire que Bob nous a déjà invité maintes fois avant et n'a pas attendu de me lancer un défi pour nous convier....
Le jour tant attendu arrive et nous voilà chez les P., Monsieur, déjà en cuisine, nous accueille avec un verre de vin. Et là, nous sentons la pression monter, le fanfaron a cédé sa place....Moi je trouve tout cela très appétissant et je me lance dans le reportage-photo...Et j'entends : "Non non, mais c'est pas la peine,tu sais, c'est rien du tout...".
C'est quand même drôle, quand on n'a pas de blog, on parle de cuisine avec les copains et tout est normal. À Lyon, on a même coutume de dire à table " Que font les lyonnais quand ils mangent ? Ils parlent de manger...". Je suppose que ce dicton n'est pas typiquement lyonnais et qu'il s'applique à bien d'autres régions, voire même d'autres pays. Tout ça pour dire que, tant qu'on ne parle pas de blog, tout va bien, pas de compèt'....Et puis ensuite, les choses se gâtent. Les gens s'imaginent qu'on devient tout-à-coup des experts et que la cuisine est devenue une obsession (si peu !).
Je crois que le vin aidant, les habitudes ont peu à peu repris leur cours. Et les conseils, les astuces se sont frayés un chemin. Le partage était de retour....et l'appétit avec...
Bob nous a ravi avec des brochettes de légumes (tomates, champignons, courgettes et poivrons) simplement rôties au four avec un filet d'huile d'olive. Sont venus ensuite les dés de queues de lottes mitonnés dans une sauce tomate-oignons-safran et citron et servis avec un peu de riz. Un trésor pour la ligne !
La sagesse n'a été que de courte durée. Le Saint Nectaire nous a fait du pied et le Morbier a tenté une danse du ventre qui nous a tous fait succomber.
Et comme la gourmandise ne s'arrête jamais en si bon chemin, la femme de Bob l'éponge a sorti sa Tatin de sa hotte et nous l'a servie avec une boule de glace vanillée.
Le bonheur n'est pas toujours dans le pré, il est aussi souvent dans l'assiette....
C'est toujours pareil, les gens pensent qu'il faut un temps fou pour préparer à manger, ils pensent qu'ils n'ont pas le temps de s'y consacrer et chemin faisant, on parle de cuisine et de recettes trouvées ici ou là, ou encore de recettes de famille qu'on se transmet généreusement.
Et voilà comment nous en sommes arrivés à la recette de Mamette....
Mamette, c'est une crème, toujours prête à rendre service. Elle a élevé ses cinq enfants et continue maintenant à donner son temps pour ses petit-enfants. Quand on cuisine pour une grande famille, les plats mijotés à la cocotte deviennent rapidement une solution idéale : simplicité, quantité, rapidité et félicité...
Ma copine m'a donc dévoilé une des nombreuses recettes de sa maman : Le sauté de porc au chou et aux carottes.
Rien de plus simple et cela ne prend pas plus d'une demi-heure à préparer. Comme j'ai pas mal de temps de libre (ben quoi ?), j'ai préparé mon plat à midi mais en vue du repas du soir, parce que, comme me l'a si gentiment conseillé ma collègue de travail (et oui, je bosse !), les plats à la cocotte-minute cuisent un peu trop vite pour développer toutes leurs saveurs, rien ne vaut donc un second mijotage avant le repas.
Les ingrédients :
:: du sauté de porc pour 4 personnes (je parle rarement de poids avec mon boucher)
:: un chou blanc moyen
:: 500 g de carottes
:: deux oignons
:: une bonne poignée de lardons
:: du beurre
:: une cuillère à soupe d'huile
:: huit petites pommes de terre
:: une branche de thym
:: un cube de bouillon
Marche à suivre :
:: Dans une cocotte, faire blondir les oignons et les lardons dans un peu de beurre et une cuillère à soupe d'huile.
:: Ajouter la viande et la faire dorer de toute part.
:: Pendant ce temps, couper le chou finement et les carottes en rondelles.
:: Déglacer la cocotte avec un verre de vin blanc, ajouter les légumes, sauf les pommes de terre, une branche de thym, et un cube de bouillon.
:: Remplir d'eau la cocotte jusqu'au deux-tiers, fermer et cuire sous pression pendant environ 45 min.

À ce stade, j'ai seulement faire cuire pendant 20 minutes. Le soir venu, environ une heure avant le repas, j'ai remis le feu tout doux sous la cocotte, en couvrant à moitié. J'ai épluché les pommes de terre et je les ai mises entières dans la cocotte.
Le résultat fut un pur délice, comme me l'avait dit ma copine, tout est extrêmement fondant. Le chou a réduit et s'est mélangé avec le reste des légumes. Certains morceaux de viande tendent à se disperser mais c'est tout-à-fait le résultat escompté.
Un bon plat des familles.....
27 mars 2007
La Soupe à la Fille voyage dans le temps....

Ça fait déjà un bail que la Turtle m'a demandé de répondre au questionnaire des années en 2 et en 7.
Évidemment, comme je dispose d'un sérieux esprit de contradiction (mes profs, ma famille, mon mec.... s'en souviennent encore...), voilà que l'idée ne me branche pas trop, alors que d'habitude je guette désespérement la bonne âme qui voudra bien m'en faire passer un....
Alors j'attends, j'attends, je réfléchis, je fais quelques pas de country dans mon living et Kashyle la bonne fée passe par là. Sur une idée de Minouchka, le questionnaire se transforme en playlist, elle passe le relais à Kashyle qui, ni une ni douze, connaissant ma passion pour tout ce qui swingue-et qui jerke-et qui bop me refile le bébé....Il faut savoir que le nom du blog vient directement du concept créé par mon homme. Avant d'avoir le Chapi (et même encore quelques fois depuis), il nous arrivait régulièrement de passer de la musique dans les bars des copains. On a appelé ça "La Soupe à la Fille" pour que les filles aient envie de venir remuer leurs popotins et pour que les garçons aient envie de voir les filles remuer leurs popotins....
Alors moi et la musique, c'est toute une histoire....
(Petite précision : afin de profiter de chaque morceau, pensez à stopper le lecteur principal, à gauche, avant la suite de votre lecture)
Welcome on earth Ringo !! Ma mère a une robe style "The Seven-Year Itch", blanche, avec des lacets dans le dos, super disco. Mon père et mon oncle sont de toutes les crémaillères avec la gigantesque table de mixage et les magnétos à bande et les platines....La photo est d'époque, c'est le magnéto de mon Papa...

Et moi, je suis bercée, entre autres, par ça...
Ringo a cinq ans, et mon frère, avec ses Americanas, son jean moulant et sa permanente, pousse les meubles dans le salon pour m'apprendre les rudiments d'un pur déhanchement funky...
Et ça donne ça...
Mais quand je suis seule dans ma chambre, je pique le mange-disque de ma soeur et j'écoute ça...
À chaque couplet, j'assomme le mange-disque pour éviter de l'entendre me parler de cette blonde aux grands yeux verts que je ne suis pas.
Emmanuelle, comme un soleil - blam !! - Emmanuelle, toujours plus belle -Blam !! - Emmanuelle.....
J'ai dix ans et je suis conditionnée pas la musique écoutée par ma soeur et mon frère. Les années 80 et leurs cohortes de tubes laissent des traces.... J'ai volontairement choisi un seul morceau pour chaque date, après avoir vu ça vous me remercierez....
Je ne me souviens pas de ce qu'il s'est passé entre 1987 et 1992, mais en 1991, la commémoration des 20 ans de la mort de Jim Morrison me fait découvrir les Doors. Et ma vie change...mon look aussi....En 1992, j'écoute toujours les Doors, en 1993 aussi, et en 1994, 1995, 1996, 1997....et 2007 aussi...
À la même époque, je suis invitée à passer l'après-midi chez une copine dont la famille assez "rangée" me voit comme une rebelle. Je finis la journée en jouant à l'élastique avec sa petite soeur....Anarchy in Moidieu !!!
À partir de cette période, mon look va évoluer constamment, et mes rencontres aussi....Je vire Teddy girl, je passe mon temps dans le théâtre d'une peintre qui s'appelle Silence, ses enfants s'appellent Plume et Clovis, je suis toutes les répètes et les concerts du groupe de mon boy-friend, les Happy Widows et j'écoute ça...
En ce temps-là j'avais 20 ans, pa-pa-padam.....Et non, je n'écoute pas Pierre Bachelet. Mes dreads ont poussé, j'ai changé de chéri mais pas d'habitudes. Il chante lui aussi mais dans un groupe de reggae. Rebelote les répètes, les concerts, les festivals, le sexe, la drogue, le rock'n'roll....(Peuh !! Même pas vrai, c'était du reggae !!).
Ma vie, c'est un peu : "Viens ! voir les musiciens !"...Je bouffe du ska, du dub, du roots, du dancehall, des toasters, du seggae, du reggae....matin, midi et soir....Il en reste, entre autres, ça....
Depuis trois ans, je file le parfait amour avec Mon Churros. À nous deux, on dévore la musique. Impossible de résumer en un seul morceau tous les styles et toutes les époques qu'on s'enfile. À part un groupe peut-être, grâce auquel mon homme m'a redonné les émois d'une midinette. Mon adolescence étant rythmée par les 70's, je suis passée complètement à côté de ça...
Depuis, j'écoute en boucle souvent et je suis incapable de regarder le dvd du concert en entier. Trop d'émotions ! Mon coeur d'adolescente n'y résiste pas....
My little girl
Drive anywhere
Do what you want
I don't care.....
(PS pour Dave Gahan si par hasard, tu passes par là :T'inquiète Babe ! Mon loulou va m'apprendre à conduire la Vespa....J'arrive !!)
"Danse Maman ?", "Musique !!" et le Chapi fonce dans sa chambre, enfile sa robe des champs et son bonnet de Oui-Oui et détale dans le salon pour danser avec Maman Ringo....Je ne sais pas d'où lui vient cette idée d'enfiler son costume de bal pour danser, mais j'y ai droit à chaque fois !
Comme le Chapi est rock'n'roll, elle danse avec Maman sur Jonnhy Cash et June Carter....
Voilà mon bonheur....
21 mars 2007
Mais pourquoi, quand il n'est pas dans sa cuisine, est-ce qu'il est dans mon verre...?
Je dois bien vous l'avouer, je voue une certaine admiration à un cuisinier hors pair.
Un cuisinier qui me fait rire souvent, avec sa façon bien personnelle de nous faire partager ses humeurs et sa petite vie de famille et qui me surprend aussi souvent, avec des recettes divines, originales et toujours alléchantes....Recettes qui ne seraient peut-être pas aussi alléchantes si elles n'étaient mises en valeur par les talents de photographe de sa compagne.
Les recettes de Dorian, c'est un peu ma quête du Graal, un jour peut-être, moi aussi j'y arriverai......Alors, ce jour-là, je me rappellerais le jour où, encore timide et hésitante à me lancer dans de nouvelles expériences culinaires, je lui rendais ce vibrant hommage....
Trêve de flagorneries et venons-en aux faits !
Il y a quelques temps déjà, nous avons fêté en famille l'anniversaire de Maman Churros (C'est bizarre d'ailleurs, je crois que ma maman vient d'une autre galaxie : on fête tous les ans son anniversaire et pourtant c'est toujours la même que quand elle me préparait mon goûter pour l'école ! J'espère que j'aurai pas l'air plus vieille qu'elle l'année prochaine !).
Comme à son habitude, elle n'est pas venue les mains vides et nous a sorti une petite merveille de derrière les fagots. À vrai dire, ça n'a été une merveille que pour moi car les autres convives n'ont pas vraiment apprécié, sans vraiment savoir pourquoi d'ailleurs...
Pour moi, un vrai bonheur, à la première gorgée déjà j'étais toute chamboulée, à la deuxième me voilà toute tourneboulée !
J'avais déjà eu l'occasion de goûter un Condrieu quelques années auparavant, déjà fourni par Mum Churros d'ailleurs, et la surprise et le plaisir avaient déjà été au rendez-vous. Je suis loin d'être une spécialiste en oenologie, et s'il m'arrive de préferer un vin plutôt qu'un autre, je peux rarement en donner les raisons. Ce jour-là, à peine avais-je goûté la première gorgée qu'une image et une sensation se sont imposées à moi, je me voyais croquer à pleines dents dans une tarte aux abricots. C'était incroyablement intense, je n'avais encore jamais ressenti quoi que ce soit de comparable avec un autre vin.
Ce souvenir est resté longtemps imprimé dans ma mémoire gustative et olfactive, sans que je recherche pour autant à revivre cette expérience. Et je dois dire que c'est ce qui rend cette récente surprise encore plus agréable, je n'ai pas recherché à nouveau cette sensation, elle est venue à moi comme la première fois, sans crier gare....
À nouveau, les abricots frais viennent me titiller les papilles, avec cette fois, en plus, comme un goût de bois mouillé, ou de terre, difficilement exprimable. En tous cas, un vrai régal !
Ce n'est pas sans une certaine fierté que j'ai pu découvrir, en me renseignant sur cette cuvée particulière "La Doriane", que les arômes développés dans ce vin sont, en partie, ceux que j'avais perçu.
Fastoche ! diront certains, ouais ben pas tant qu'ça quand on y connaît rien !!
D'ailleurs, comme je veux pas juste faire ma crâneuse à propos de mon palais fin et délicat, je m'en vais vous rapporter une analyse brillante de ce breuvage :
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Issus d’un cépage d’origine dalmate, aussi rare que capricieux, le viognier, les vins produits dans l’appellation Condrieu ont acquis une réputation mondiale auprès des amateurs. Souvent victime de l'histoire, le vignoble a failli disparaître à plusieurs reprises, durant la période des invasions barbares, fin XIXème avec le phylloxéra, puis dans les années 1930 avec la crise économique. De nombreux domaines aujourd’hui réputés (Jamet et Clusel Roch, par exemple) étaient, jusqu’à une période relativement récente, plantés d’arbres fruitiers, une production plus rentable que celle de la vigne. Le viognier est un cépage délicat à travailler, il suppose une maîtrise rigoureuse des rendements et un niveau de maturité parfait pour exprimer pleinement ses arômes. Par ailleurs, le vignoble est situé sur des versants granitiques abrupts dominant le fleuve, qui ne permettent pas la mécanisation. Face à ces contraintes, quelques producteurs sortent du lot et produisent de merveilleux Condrieu. Aujourd'hui, les établissements Guigal représentent près de 45% de la production de Condrieu. Créée à partir du millésime 1994, la cuvée de prestige, la Doriane, est considérée comme l'un des meilleurs vins de l'appellation. Pratiquant intégralement l'éraflage lors de la récolte afin d'éviter un caractère trop herbacé ou acide, cette cuvée élevée pour moitié en fûts neufs et pour l'autre en cuves d'acier inoxydable est assemblée avant la mise en bouteille. Dotée d'une robe jaune d'or brillante, la Doriane développe une intensité aromatique puissante et élégante avec des notes de fleurs blanches, d'abricots et de pêche blanche. Ce très grand vin se distingue par un équilibre parfait. Condrieu La Doriane 2001: Maintenant vous savez ce qu'il vous reste à faire pour me faire plaisir...ou bien vous pouvez aussi participer pour mon inscription à vie chez Najah, ma masseuse aux doigts de fée.... Bon allez, je crâne encore cinq minutes...Grâce à l'idée brillante et généreuse d'Anne de Papilles & Pupilles, une dégustation de vins du monde a été organisée pour nous, les bloggueuses lyonnaises, et Véro et moi avons eu la grande chance d'y participer. Là encore mon palais distingué mais non entraîné a su reconnaître, tel une fidèle Lassie, les différents bouquets des différentes merveilles qui nous ont été proposées. Et je lui dis : Encore Bravo et Merci mon palais chéri qui m'ouvre la voie vers de nouvelles découvertes riches en émotions !!! Guettez l'arrivée du compte-rendu de cette dégustation chez Pralines et Gratons ! Mais pourquoi, j'espère qu'il va comprendre pourquoi, est-ce-que j'vous ai raconté tout ça ? |
11 mars 2007
Chaud...Cacao ! Chaud ! Chaud ! Chaud ! Chocolat !.....
À chaque rencontre de Pralines, les hôtes et hôtesses se voient offrir un cadeau par leurs convives. Une politesse devenue aujourd'hui une coutume qui nous excite presque autant que la fête en elle-même. Il s'agit toujours de trouver ce qui fera le plus grand bonheur de l'intéressée.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, c'était donc au tour de Lasieste et moi d'organiser la dernière rencontre des Pralines et Gratons (Check the compte-rendu here !).
Pour nous rendre hommage, les Pralinettes se sont fendues de sublimes ouvrages et de très ludiques ustensiles. La remise des cadeaux ayant eu lieu en diverses occasions (au restaurant pour Lasieste, à l'arrière d'une voiture pour moi-même, cherchez l'erreur...), je ne suis pas en mesure de vous parler des livres de ma confipote, par contre, voici ma bible :

Je ne sais pas si elle restera ma bible pour toujours, mais comme je n'avais rien d'équivalent juqu'à présent, je suis folle de joie ! Et je dois ce choix judicieux à une petite espionne belge qui possède le même sens de l'observation qu'Hercule poirot....Je suis encore triste en repensant à cette matinée si drôle mais si courte....

Nous avons toutes les deux eu droit à cet outil magique. Je vous livre ici une photo très sobre, celles prises à l'arrière de la voiture n'ayant pas été approuvées par le CSA....
Mais ça n'est pas tout, deux merveilleuses petites mains ont travaillé pour nous.
Toujours à l'arrière de la voiture, Lasieste a partagé avec moi les surprises de Kashyle : petites douceurs chocolatées, bougies parfumées au chocolat et thé noir parfumé lui aussi au chocolat.....Que de promesses !

Je tiens donc à remercier très chaleureusement toutes mes Pralines et Gratons pour leur attention, gentillesse, générosité, joie de vivre et fantaisie.....
07 mars 2007
Le compte-rendu-La suite est arrivé...

Va chez Pralines et Gratons, c'est Tudo bom* !
*« Tudo Bom ? » (ça va ? en portugais), c'est la première phrase que l'on apprend en arrivant au Brésil. On la répète ensuite à chaque instant. Elle traduit la curiosité, l'envie d'aller vers les autres et la joie de vivre.
01 mars 2007
Ooooh Baaaad....
C'est la classe !! La grande sse-cla !!! Maintenant je choppe mes recettes dans Voici....
Après la déferlante de préparations pour la méga-boum, j'ai eu envie de faire des trucs à la cool. En même temps, je dis ça mais j'ai encore plus envie de cuisiner qu'avant, faut pas chercher je suis un peu paradoxale comme fille...
Au hasard d'une lecture extrêmement subtile et raffinée, je suis tombée sur la recette de la confiture de lait. Bon, j'en avais vu plein partout des recettes de confitures de lait mais celle-ci m'a bien fait marrer. Moi qui croyais que c'était le genre de trucs qu'on mitonne dans la cuisine d'une grand-mère qui sent l'encaustique (la cuisine, pas la grand-mère, quoique...), j'ai eu un fou rire nerveux en découvrant la marche à suivre...

Il suffit de prendre un pot de lait concentré sucré qui traîne dans le placard (facile, ça se conserve longtemps, j'en achète toujours sans vraiment savoir ce que je vais en faire, maintenant je sais...). Ensuite on le pose dans la cocotte-minute chérie, on remplit d'eau jusqu'à environ la moitié du pot, on ferme. Reste plus qu'à cuire 25 min à partir du moment où la soupape se met à chanter....Quand c'est prêt, on attend gentiment que le pot refroidisse sinon ça fait splash ! il paraît...J'ai pas essayé, je suis pas dingo non plus !
Comme je suis un peu nigaude, je n'ai jamais goûté la confiture de lait (ben maintenant si puisqu'il fallait bien que je goûte à ce que je venais de préparer !), et je vais maintenant devoir trouver comment l'utiliser....Je pourrais la tartiner bien sûr, mais ma Princesse Véro m'a gentiment offert son pot de Côte d'Or à tartiner, qu'elle avait fait venir exprès de Belgium par Notre Praline internationale, j'ai nommé Miiiiiiiiiitsuuuuuuuuukooooooooo !!!!!!!!!! (à prononcer comme un animateur de combat de boxe...).
Déjà je vais commencer par en manger à même le pot....
Pour les hystériques qui attendent désespérèment le compte-rendu de la boum, ben faudra patienter mes p'tits chéris, parce que le récit concocté à quatre mains par ma sister-in-kitchen LaSieste et moi-même se doit d'être à la hauteur de cette soirée d'anthologie....
Bon je vais aller faire un petit sieston, j'ai comme une brume qui m'pique les yeux.....
Aah ben non, raté, le Chapi est réveillée. Je me demande même si elle a dormi puisqu'elle a les mêmes yeux que moi....Et comme j'ai eu la bonne idée de lui dire qu'on allait acheter des nouvelles chaussures, elle veut même pas goûter...Alors faut que je quitte mon pyjama ma tenue d'intérieur en l'écoutant répéter "nouelles chaussunes...nouelles chaussunes...nouelles chaussunes" ! (et encore je suis sympa, j'écris au pluriel parce que je suis pas sûre qu'Elle, elle ait pensé au pluriel...en même temps, elle est jamais sortie avec une seule chaussune...).
Parenthèse de l'auteur : Je viens de réaliser que son enthousiasme était peut-être suspect. Peut-on, à deux ans, avoir déjà ce goût de la consommation, et ressentir l'immense plaisir que nous-autres pouvont ressentir à l'achat dune nouvelle paire de bottes ? Je crois plutôt que j'ai réussi pour la deuxième fois (Shame ! Shame !!) à rater le changement de pointure de la chair de ma chair....La dernière fois, ma saucisse a été déclarée par la vendeuse de chaussures, comme mesurant du 23 alors que les sandales qu'elle avait aux pieds mesuraient du 21... (Aïe ! ouille ! Me frappez pas !). L'époque n'était pas du tout au lâchage d'argent par les fenêtres (deux semaines avant Noël) mais je m'imaginais mal ressortir du magasin avec les dites sandales et ma fille avec ses petits doigts de pied tous recroquevillés (parce que les enfants savent très bien s'adapter m'a dit la vendeuse quand je m'étonnais que mon Chapi n'ait jamais exprimé son mécontentement...). Par pitié, faites que ces chaussures lui aillent encore !!! Je suis sûre qu'en fait elle a déjà la passion des chaussures comme Maman, hein c'est vrai ?
Retour des courses : Ben ouais c'est vrai ! Parce qu'elle n'a même pas changé de pointure (1/2 à gauche mais ça compte pas....) !
15 février 2007
Nouvelle Collection Hiver-printemps 2007....
Alors que les Fashion weeks à Londres, Milan et Paris s'achèvent...Le nouveau modèle de La Soupe à La Fille s'installe sur mon blog.
Et cette transformation, je la dois à Mr Churros.
Mr Churros, c'est mon homme.
Mon homme qui passe des heures devant son ordinateur pour me parer des plus beaux atours (à défaut des plus belles parures)...
Mon homme qui m'attend à la maison avec un bouquet de renoncules le soir de la St Valentin...
Mon homme qui sait être patient et indulgent avec moi chaque fois que....
Mon homme qui me fait rire et que je fais rire....
Mon homme qui m'apporte des croissants au réveil...
Mon homme, le meilleur daddy pour un Chappi...
Mon homme que je suis trop croque-love de lui...
13 février 2007
Ersatz de Tatin de boudin-Pommes Poires caramélisées et Polenta au Parmesan

Ça vous rappelle quelque chose ? C'est une spéciale dédicace à Menus-Propos qui désespérait de voir un jour publiée la recette de Mr Churros. Après avoir décliné la recette originale pour le kiki#14, voilà une nouvelle déclinaison, pour le plaisir, comme dit Herbert....
En fait, le trio de base est toujours le même, polenta au Parmesan, fruits caramélisés (généralement pommes et poires) et boudin.
Je m'en vais vous raconter la recette du Grand Churros à ma façon...
D'abord la Polenta au Parmesan :
:: 100g de polenta
:: 500g d'eau
:: Parmesan (à vue de nez)
:: sel, poivre
:: Une noisette de beurre
Portez l'eau à ébullition puis versez la polenta en pluie. Remuez pendant environ 5 min, jusqu'à ce que la polenta se détache des parois.
Hors du feu, ajoutez le parmesan, le sel, le poivre et le beurre et étalez en une couche d'environ 1,5-2 cm sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. puis réservez au frais.
Ensuite les fruits caramélisés :
:: Une pomme
:: Une poire
:: Quelques cuillérées à soupe de sucre en poudre
:: Une lampée de Cognac
:: Une grosse noix de beurre
Pelez et coupez vos fruits en lamelles puis faites-les revenir dans un peu de beurre.
Quand ils commencent à dorer, déglacez avec le cognac puis saupoudrez de sucre.
Laissez caraméliser jusqu'à ce que les fruits soient fondants.
Puis le boudin :
:: Un morceau de boudin pour deux (Désolée, je ne sais pas combien il pesait)
Enlevez la peau du boudin et coupez des rondelles d'environ 1,5 cm (soit le nombre nécessaire pour rentrer dans vos moules).
Enfin le montage :
:: Deux ramequins d'environ 10 cm de diamètre
:: Un plat à gratin rempli d'eau pour le bain-marie.
On oublie l'impératif deux minutes pour que je vous explique comment moi j'ai fait. Comme j'avais peur que le démoulage soit délicat, j'ai chemisé mes ramequins avec du papier alu que j'ai ensuite beurré. L'idéal aurait été d'avoir des cercles mais ma cuisine n'est pas encore celle de Fernand Point.
J'ai disposé d'abord une couche de fruits caramélisés, puis une couche de rondelles de boudin.
J'ai sorti la polenta du frigo et j'ai découpé deux cercles à l'aide d'un autre ramequin de même dimension que les deux premiers. J'ai disposé chacun des cercles par-dessus les rondelles de boudin et j'ai un peu appuyé sur le tout.
Bien entendu, j'avais fait préchauffé mon four à 180°C et j'ai mis les ramequins au bain-marie dans le four pendant une quinzaine de minutes.
À la sortie du four, j'ai retourné les ramequins, démoulé le papier-alu (ce qui était évidemment très facile) et j'ai juste eu à écarter un peu le papier-alu et mes ersatzs de Tatins sont sortis tous beaux !
J'ai oublié de préciser que la recette était pour deux personnes, à vous de multiplier les quantités. Maintenant je dois avouer que le résultat était génial, comme d'hab'. Non pas que je veuille me lancer des fleurs, mais c'est simplement que le mélange des trois ingrédients nous ravit. Nous adorons cette combinaison (nous adorons surtout le boudin !) et quelque soit la façon de décliner la recette, nous sommes toujours emballés. Je précise pour Mireille que dans la recette de départ, ce qui m'avait fait chavirer, c'était justement cette combinaison. Avant je n'étais pas trop fan du boudin et Mr Churros a su me conquérir avec cette association. Ce jour-là, il avait simplement présenté les différentes préparations les unes à côté des autres. Maintenant, on innove dans la présentation mais le goût reste le même. Il ne faut pas hésiter sur les quantités de Parmesan, et un petit passage sous le grill (le mien ne fonctionne pas) rendrait la polenta encore plus croustillante, ce qui s'accorderait parfaitement avec le moelleux du boudin et des fruits.
À midi, il restait quelques fruits caramélisés, le reste de la polenta après découpage des cercles et un peu de boudin, alors Belote et Rebelote, j'ai passé mon boudin à la poêle avec la polenta coupée en petits cubes et les fruits :
RE-RÉGALADE...
Le Chapi, à qui je n'en avais pas donné, Mère Indigne que je suis, a répété inlassablement " gâteau " et a mangé tout le boudin et les fruits qu'il y avait dans mon assiette, et a laissé toute sa purée !
Et moi j'ai pleuré, pleuré-é...Chapi!! Pour qu'elle arrête !!

Condrieu La Doriane